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14 février 2020

La critique ciné de février, par Marie

Ça raconte quoi ?

En 1996, Richard Jewell fait partie de l'équipe chargée de la sécurité des Jeux d'Atlanta. Il est l'un des premiers à alerter de la présence d'une bombe et à sauver des vies. Mais il se retrouve bientôt suspecté... de terrorisme, passant du statut de héros à celui d'homme le plus détesté des Etats-Unis. Il fut innocenté trois mois plus tard par le FBI mais sa réputation ne fut jamais complètement rétablie, sa santé étant endommagée par l'expérience.

L'avis de Marie

A 89 ans, Clint Eastwood revient avec ce nouveau film inspiré de la véritable histoire de Richard Jewell, agent de sécurité qui alerta de la présence d’une bombe lors des jeux olympiques d’Atlanta de 1996. Il sera dans un premier temps présenté comme héros national avant d’être soupçonné par le FBI et la presse d’être lui-même le poseur de bombe.

On s’attache très rapidement au personnage de Jewell pour son côté authentique et son besoin de reconnaissance vis-à-vis de ses pairs. Le spectateur développe une certaine empathie pour cet homme devant faire face aux injustices et au manque d’humanité de la part de la presse et du FBI.

Derrière cette histoire, Clint Eastwood aborde une problématique actuelle : le pouvoir des médias dans notre société où le profit est privilégié au détriment de l’humain. Ce film défend le point de vue d’une presse corrompue qui participe à la descente aux enfers du personnage de Jewell.

Selon moi, l’une des forces de ce film est le jeu des acteurs qui permet au spectateur d’être porté au coeur du récit. L’actrice Katy Bates est tout simplement magistrale dans ce rôle de mère devant faire face, impuissante, au monde qui s’écroule autour d’elle. La scène où le personnage de Bates prend la parole devant les journalistes reste la plus poignante du film par l’intensité qu’elle dégage.

On retrouve dans ce film le thème de prédilection d’Eastwood de présenter des récits de héros américains de manière la plus réaliste possible. Le tout, toujours dans une ambiance très sombre, ce qui permet de renforcer ce côté pragmatique.

Au final, ce film plaît par les valeurs qu’il défend au travers ses personnages extrêmement attachants. Il nous embarque dans une enquête où le spectateur se sent lui-même pris au piège  face aux injustices auxquelles le personnage de Jewell doit faire face tout au long du récit.

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