No Other Choice : un très bon film avec un problème majeur
Trois ans après Decision to Leave, Park Chan-Wook revient avec son nouveau film No Other Choice. Une démonstration de son savoir-faire de mise en scène au service d’un rythme presque parfait, mais à la rupture de ton mal exécutée.
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Des qualités indéniables
No Other Choice est un film qui m’a surpris par sa mise en scène innovante. Chaque plan est construit avec soin, comme à l’habitude du réalisateur de Old Boy. Malgré les années qui passent et les films qui s’enchaînent, il continue à innover et à nous partager sa patte unique. Je pense notamment à une scène de tension où la musique prend le dessus sur la situation. Elle décrit l'instabilité du moment, les personnages doivent crier pour s'entendre et au pic la bagarre se lance.
Le rythme du film est excellent. Les situations s’enchaînent sans arrêt et on a toujours envie de connaître la suite. Pour la faire courte, ce film est un condensé de 2h19 de scènes toutes plus folles les unes que les autres. Seule la fin du film m’a laissé sur ma faim. Cependant, je pense vraiment que certaines personnes peuvent l’apprécier car elle a plusieurs degrés de lecture, mais, pour moi, elle est liée à un autre problème.
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Sur quel pied danser ?
Tout au long du film, je me demandais ce qu’il voulait vraiment nous montrer. En effet, les ruptures comiques ne fonctionnent pas très bien à mon sens. Cela transforme certaines scènes censées être drôles en des réactions ou comportements absurdes. Ces passages dénotent avec l’ambiance générale du film, qui est assez sérieuse. Les ruptures de ton sont toujours très risquées et ici, malheureusement, ça ne passe pas du tout pour moi.
Un problème qui vient de son adaptation.
No Other Choice est une adaptation du roman « Le Couperet » de Donald Westlake qui avait déjà été repris dans un autre film du même nom par Costa-Gavras. Park Chan-Wook a fait de ce film une comédie noire qui ne fonctionne pas sur moi.
N’ayant pas lu le livre, je ne saurais dire si l’adaptation de notre cinéaste coréen y est fidèle ou non. Malgré tout, je pense que c’est cette retranscription de cette satire en film qui bloque et que notre réalisateur culte n’a pas réussi à la restituer correctement à l’écran.
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Un bon film malgré tout
En résumé, No Other Choice se laisse regarder facilement. J’ai passé un bon moment devant et je pense que certaines personnes peuvent accrocher davantage à ce long-métrage. Pour ma part, j’attends déjà son prochain film avec impatience.
Alexandre
Stagiaire en communication