Face à une actualité qui bégaie, entre revendications sociales qui se répètent et conflits qui s’éternisent, on serait tenté de verser dans le cynisme. Au Quai10, nous préférons une autre réponse : le cinéma n’empêchera pas l’histoire de se répéter, mais il aide à ne pas la subir sans la comprendre.

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La fréquentation dans nos salles de films tels que NAZA et Notre Salut nous le prouve : ces œuvres ont rencontré un public venu en nombre, public qui ne vient pas uniquement regarder, mais qui reste, qui questionne, qui débat.

Cela confirme l’importance de notre travail quotidien : un film gagne toujours à être accompagné. Novembre prolonge ce fil, comme vous pourrez le découvrir dans les pages qui suivent. Ciné clubs, Ciné philo, rencontres avec les réalisateur·ices, partenariats avec des associations, ces démarches de contextualisation répondent à une réelle demande.

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Non, on n'applaudit pas le nazisme.

Comprendre une image, c’est aussi apprendre à s’en méfier un peu. À l’heure où les images animées nous parviennent par flux, sur nos écrans et nos réseaux, savoir qui filme, pourquoi, avec quels choix de cadre et de montage, devient un réflexe indispensable. Chaque séance accompagnée est un petit exercice d’éducation aux médias : on y apprend à distinguer un témoignage d’une démonstration, une archive d’un récit, une émotion d’un argument. C’est là le vrai sens de nos rendez-vous.

Former des regards critiques, c’est aussi cela, faire du cinéma un lieu de contextualisation.

Amélie

Directrice

*Image d'illustration : Minotaur de Andreï Zviaguintsev où le réalisateur russe dépeint l'impact de la guerre sur une famille.

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