La Daens des renards : 2 films belges sont de (re)sortie
Cette semaine est très particulière puisque le Quai10 accueille 2 films belges à sa programmation. La danse des renards primé à Cannes en 2025, et Daens, le film culte de Stijn Coninx remasterisé en 4K. Une occasion unique pour se plonger dans la diversité du cinéma belge.
La danse des renards
Valéry Carnoy nous propose son premier long métrage La danse des renards. Le film a été présenté et récompensé lors de la Quinzaine des cinéastes au festival de Cannes en 2025 en y recevant le Prix SACD. L'histoire raconte le parcours du jeune boxeur Camille, interprété par Samuel Kircher, qui après avoir échappé de justesse à un accident mortel va ressentir des douleurs fantômes.
M. Carnoy sera présent ce jeudi 26 mars au Quai10 lors d'une Séance spéciale.
Ce film m'a particulièrement parlé. Étant moi-même sportif, difficile de ne pas ressentir de compassion pour Camille. Le réalisateur retranscrit très bien à l'écran les meilleures comme les pires facettes des sports de compétition en équipe. De la camaraderie à l'incompréhension et la toxicité qu'il peut y avoir dans le milieu sportif, le film explore à la perfection ces thématiques.
Pourquoi des renards ? Je vous laisse vous faire votre propre interprétation.
Evénements
Daens
Le premier film flamand à avoir été nommé dans la catégorie Meilleur film étranger aux Oscars ressort dans une version remasterisée par la Cinematek de Bruxelles. Dans Daens, on suit les péripéties d'un prêtre catholique belge, Adolf Daens, ayant réellement existé, qui revient vivre à Alost. Le film retranscrit une époque de l'histoire belge entre ouvriers et bourgeois. Une œuvre importante devenue culte dont les thématiques résonnent davantage à notre époque.
Plus tôt ce mois-ci, Stijn Coninx nous a fait l'honneur d'être présent lors de notre Séance spéciale.
Ce long métrage m'a embarqué dans l'histoire de la Belgique dans une période dont je ne connaissais que moyennement les enjeux. Néanmoins, j'ai pu faire le parallèle avec les conditions des mineurs d'après guerre, ayant eu de la famille qui a travaillé dans les puits de charbon. La production était digne d'un film hollywoodien. Grâce notamment à cette magnifique restauration et au travail de réalisation, j'avais l'impression de voir un film qui aurait pu être sorti hier. D'autant plus qu'avec les évènements actuels, je pense que cette ressortie est essentielle afin de se souvenir des erreurs du passé.
Films
Alexandre
Stagiaire en communication