Chats mutants, stratégie et chaos : bienvenue dans Mewgenics
Il a révolutionné deux fois de suite le jeu vidéo indépendant avec les sorties de Super Meat Boy et The Binding of Isaac et le voilà de retour dans notre sélection d’avril et de mai. Edmund McMillen s’est associé à nouveau avec Tyler Glaiel pour sortir Mewgenics après plus de 10 ans de développement. Mais comment ne pas décevoir avec une telle attente ?
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Tout d’abord, au diable les histoires complexes, Mewgenics vous plonge simplement dans la ville de Boon County et vous propose de créer un élevage de chats mutants afin d’aider différents personnages dans leurs quêtes. Le jeu se sépare alors en 2 axes : une partie où vous enchaînez les combats et les petites saynètes avec une équipe composée de 4 chats et une partie où vous devrez accoupler ces chats, leur donner des compétences, vous occuper d’eux et résoudre les différentes demandes des personnages afin d’avancer dans l’histoire.
Toujours à la recherche de nouvelles idées de gameplay, McMillen s’approprie cette fois-ci le genre du Tactical RPG, ces jeux au tour par tour qui utilisent un système de cases pour se déplacer et attaquer, popularisé par des jeux comme les Fire Emblem ou le MMORPG français Dofus, et y ajoute son univers si singulier qui plaira aisément aux fans d'Isaac.
Mais là où le jeu trouve une grande partie de son intérêt c’est dans la longévité, au début il ressemble à un jeu de type rogue-like assez banal mais se retrouve très vite face à un jeu qui cache une grande ambition et qui n’hésite pas à aller assez loin dans son concept jusqu’à offrir une bonne dizaine de parcours différents. On prend alors du plaisir à découvrir tout ce que le jeu essaye de nous montrer, de sa grande variété de boss jusqu’à son panel de personnages hauts en couleur en passant par les différentes capacités des chats et leurs noms générés aléatoirement parmi une liste de noms proposés par la communauté.
Si l'on passe la durée des runs un peu longue, celles-ci sont également de superbes outils de storytelling. On se retrouve à trouver des personnalités aux designs hilarants de certains chats, à s’attacher à eux et pourquoi pas à les porter en héros (ou en martyrs) de notre avancée dans le jeu (je pense à toi mon légendaire Gyoza qui a fini ultime survivant d’une équipe de bras cassés !).
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En conclusion, on se retrouve devant un jeu ambitieux et très drôle qui arrivera à merveille à vous occuper quelques journées pluvieuses de suite. Je souhaite cependant bon courage aux joueur·ices ayant la collectionnite aiguë, le défi semble assez relevé.
Par ce titre, McMillen nous confirme cependant sa grande créativité et la force de sa construction d’univers, de quoi encore marquer la scène du jeu vidéo indépendant ? Le temps uniquement pourra répondre à cette question.
Mathéo
Animateur jeu vidéo